Le Rhône

Pour la seconde édition du Prix Taurus pour les Arts Visuels; le territoire de recherche est le Rhône.

Prenant sa source dans un glacier du en Suisse, à une altitude de 2209 m, ce fleuve immense parcourt 290 km, se jetant dans le Léman avant d’atteindre la France, où il parcourt 522 km. Il termine son cours dans le delta de Camargue, passant par Arles, avant de se jeter dans la mer Méditerranée. Territoire de bataille, et marquant en son bout l’une des frontières de l’Europe, il invite aux refléxions sur ce qui nous relie et ce qui nous éloigne…

Comité de sélection

La comité de sélection de cette édition 2021 est constitué de Matthieu Lelièvre, SMITH, Mireille Provansal et Estelle Sohier. Mireille Provansal et Estelle Sohier sont toutes deux spécialistes du Rhône, basées à l’un et l’autre bout du fleuve. SMITH, quant à lui, a présenté ses travaux dans une grande exposition à Arles et connaît bien ce territoire, et Matthieu Lelièvre collabore en tant que curateur au Musée d’Art contemporain de Lyon depuis 2018.

Matthieu Lelièvre

Matthieu Lelièvre est historien de l’art et commissaire d’exposition indépendant. Diplômé de l’école du Louvre et de l’Institut national du Patrimoine, il a été tour à tour commissaire et responsable de programmation/collection pour des institutions publiques comme privées. Il a travaillé pour le Musée des Arts décoratifs, la Galerie Thaddaeus Ropac et le Palais de Tokyo à Paris, le musée des Beaux-arts d’Orléans ainsi que diverses galeries et musées à Berlin. Depuis 2018, il collabore avec le MAC de Lyon en tant que conseiller artistique et curateur, poursuivant une activité d’auteur et de commissaire indépendant. Il prépare plusieurs projets d’expositions, de performances et de workshop, à Lyon, au Brésil, en Espagne et en Tunisie.

Estelle Sohier

Docteure en histoire de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et de l’université l’ »Orientale » de Naples, Estelle Sohier a mené des recherches en France, en Italie et en Éthiopie. Elle a ensuite rejoint le département de géographie et environnement de l’Université de Genève en tant que professeure associée. Ses travaux portent sur l’histoire de la photographie et la notion d’imaginaire géographique. Elle a récemment publié Une odyssée photographique. Fred Boissonnas et la Méditerranée, Paris, Editions de la Martinière Arts (2020).

Mireille Provansal

Géomorphologue, Mireille Provansal a fait carrière au sein de l’Université Aix-Marseille 1 (Centre Européen de recherche et d’Enseignement des Géosciences et de l’Environnement). Elle a réalisé plusieurs ouvrages autour des milieux deltaïques, et est spécialiste du delta du Rhône. Elle a siégé durant plusieurs années au conseil scientifique du Comité de Bassin Rhône–Méditerranée, une instance de concertation regroupant différents acteurs, publics ou privés, agissant dans le domaine de l’eau.

SMITH

Le travail de SMITH s’appréhende comme une observation des mues de l’identité humaine. La photographie y côtoie le cinéma, la vidéo, la chorégraphie, la performance, le bio-art, la sculpture et l’utilisation des nouvelles technologies, dans une exploration des combinaisons des approches scientifiques et philosophiques. Ses travaux ont été présentés aux Rencontres d’Arles, au Palais de Toyko, au Centre Pompidou, au musée de la Photographie d’Helsinki, et ses films en festivals et dans divers cinémas en Europe.

En 2021, SMITH a publié deux ouvrages, Désidération (prologue) (Textuel) et Desiderea Nuncia (Palais books). SMITH est diplômé de la Sorbonne, l’ENSP d’Arles, le Fresnoy, et achève une thèse de doctorat à l’UQAM.

Les Partenaires

En 2022, le travail réalisé par la lauréate du Prix Taurus pour les Arts Visuels, Emilija Škarnulytė sera exposé dans deux institutions :

La Ferme-Asile

La Ferme-Asile est un centre artistique pluridisciplinaire destiné à développer et promouvoir la création en Valais et en Suisse. Spécialisée dans l’art contemporain et la musique, la Ferme-Asile participe au développement de l’expression artistique et de la culture dans un lieu de rencontre, et de création, de production, de recherche et de formation.

Les Rencontres d’Arles

À travers plus de quarante expositions installées dans divers lieux patrimoniaux exceptionnels de la ville, les Rencontres d’Arles contribuent chaque été depuis 1970 à transmettre le patrimoine photographique mondial et se font le creuset de la création contemporaine. Lors de l’édition de 2019, le festival a accueilli 145 000 spectateurs.

Vue d'installation de l'exposition du duo Barbezat-Villetard, Aucun souvenir assez solide, La Ferme-Asile, Sion, Suisse. © Guillaume Collignon.

Vue d'installation de l'exposition du duo Barbezat-Villetard, Aucun souvenir assez solide, La Ferme-Asile, Sion, Suisse. © Guillaume Collignon.

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